vendredi 23 septembre 2011

#6 Tu créeras un album Panini.


Parler de mon stage n’est pas une mince affaire, en raison notamment de l’accord de confidentialité de 20 pages m’engageant à ne rien révéler des agissements de l’Agence pendant mon stage et durant les 3 ans qui suivront. Mais, Au diable la CIA, le KGB et le MI-6, je prends des risques pour vous.

Mon stage a commencé depuis tout juste un mois. Bien que très intéressant, et on ne peut plus en accord avec mes envies du moment, et mon projet futur, j’ai vite réalisé qu’en dehors des colloques que je dois organiser, je n’allais beaucoup sortir de l’Agence. Adieu le faste parisien, le champagne et les dîners gratuits. Je me trompais.

Après deux semaines de rounds d’observation, ma maître de stage a décidé que j’avais les armes pour affronter les requins du monde extérieur. Par une belle matinée d’été indien, me voilà propulsé dans les hautes sphères d’un think tank parisien, pour déguster un petit-déjeuner, dans un café chic et donc forcément très cher (un bras ne m’aurait pas suffi pour me payer la formule petit-déjeuner simple), tout en écoutant l’exposé (brillant) d’un économiste new yorkais qui expliquait à la crème des décisionnaires parisien que si on agissait pas très vite, « le capitalisme financier allait tous nous saigner ». Le ton était donné.



Depuis cette intronisation dans le haut monde parisien, j’ai pu déguster du champagne sur une terrasse d’un hôtel particulier des bords de Seine, discuter crise de l’euro avec des Enarques, plus inquiets de la campagne présidentielle et des primaires socialistes, que du sort de la moussaka grecques. J’ai aussi obtenu mes premiers et non attendus clients privés, ce que ne prévoyait ma convention de stage, me propulsant au rang de « Monsieur le Consultant » qui organise un évènement pour 300 grands manitous industriels, au Paris C. Club, et prévoyant une stratégie de communication ambitieuse pour l’innovation de leur marque, autour d’un repas de milliardaire russe.



Aujourd’hui était une journée calme, j’ai enfin pu ajouter à la base de données, les noms des personnes rencontrées dont j’avais reçu les cartes de visite. Face à l’ampleur de la tâche, j’ai décidé d’allier l’utile et l’agréable en créant un album panini new génération, et je peux vous assurer, que mes nouveaux potes parisiens, ils sont aussi fun que les Pokémons, et certainement aussi riches que les joueurs de la Ligue 1.

Pour rester dans le luxe et le faste, on a prévu de visiter la demeure royale ce week-end.

2 commentaires:

  1. Alors, alors, la demeure royale? Je vois que tu n'auras pas abandonné longtemps le monde de la nuit ;) Tu y sembles comme un poisson dans l'eau... Profites-en!

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  2. J'aimais bien ton blog moi. Un petit article sur l'Espagne ? (Ok, je sors)

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