Bien m’en a pris de rentrer ce week-end à Toulouse, embrasser les 4A et passer une excellente soirée pour l’anniversaire du Kab. Si j’avais un skyblog, j’aurai pu dire : « PF, Elsaaaaaa, SamSam, Lilichou et Beninou, vous aites trôôw mes potes, jvs aimeuh TrO », mais non, je n’en ferrai rien.
Malgré tout, le retour s’est annoncé plus difficile que prévu.
13h14. Matabiau. Mon TGV part à l’heure. Après avoir dormi 7 heures en trois jours, je compte bien profiter de mes six heures de trajet pour recharger quelque peu les batteries.
13h28. Appel détendu du contrôleur : « Des bagages – une valise rouge et un sac de sport bleu- ont été laissé voiture n°12, merci de bien vouloir vous présenter au contrôleur pour les récupérer. »
13h33. Même appel du contrôleur, la voix se fait plus pressante.
13h40. Même message, la voix en colère.
13h49. Arrivée Gare de Montauban. Trois minutes d’arrêt.
[Voix du contrôleur] « Mesdames, Messieurs, nous vous prions de bien vouloir descendre sur le quai avec vos bagages. » Là, je vous avoue que je savais que les ennuis ne faisaient que commencer.
14h15. La police est arrivée. Nous attendons sagement sur le quai.
[Voix SNCF] « Mesdames, Messieurs, veuillez évacuer les quais et vous regroupez à l’intérieur de la gare. »
Mouvement de foule. Le bistrot de la gare est pris d’assaut. En cinq minutes, Thérèse la propriétaire, a semble-t-il réalisé le chiffre d’affaire d’une année entière.
14h30. Pompiers et policiers demandent d’évacuer l’enceinte de la gare et d’attendre à l’autre bout du parking, en face de la gare.
Distribution de bouteille d’eau, et séance de bronzage improvisée. Loulou du café de la gare, 75 ans, n’a probablement pas vu ça depuis le temps du charbon et de la vapeur. Montauban, dimanche après-midi, est devenu soudainement trop hype.
Le bruit court parmi les voyageurs. Les démineurs n’arriveront pas avant 15h30. Et malheureusement, pour une fois, le bruit s’est confirmé. Entre temps, nous avons eu droit à la venue de la presse locale, des retraités curieux, et des jeunes de la cité voisine qui nous ont dis que « Sérieux, on devait trô avoir l’seum tsééé. ».
Epilogue.
J’ai enquêté pour vous et il s’est révélé que les bagages ne contenaient pas d’armes bactériologiques, ni de bombe, juste des vêtements qu’une charmante personne a déposé dans le train, pour qu’une autre personne, tout aussi charmante, les récupèrent à une autre gare. Un phénomène récurrent paraît-il. Ces deux charmantes personnes auront donc réussi à gâcher mon après-midi, mais au moins à me prouver que le plan Vigipirate marche à merveille. A présent, vous savez tout.
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