vendredi 26 août 2011

#1 Un appartement, tu devras trouver.

Mise en contexte
L'épreuve a l'air simple et à la portée de tout le monde, mais évidemment, quelques embûches se sont rapidement mises en travers de mon chemin, pourtant tout droit tracé vers la mobilité de mes rêves.

Premier problème, ne pas faire d'attaque cardiaque en voyant le loyer. Car oui, à Paris, 10 mètres carrés et WC sur pallier c'est 600 euros que "ça me plaise... ou non." Une fois, la couleuvre avalée, il faut se mettre en chasse, et pour pimenter un peu la traque, je décide de ne pas passer par une agence immobilière (oui, 1500 euros de frais à aligner CASH, à moins de vendre un rein, c'était pas vraiment possible) et de cibler mes recherches à moins de 40 minutes de mon stage en métro.



Étape 1 : décrocher un rendez-vous pour une visite.

Vous vous dîtes certainement comme moi, qu'une personne normalement constituée, souhaitant louer son bien immobilier, se tient prête, une fois son annonce postée, à décrocher son téléphone et établir une liste de rendez-vous. Mais non, le propriétaire parisien, ayant bien compris que nous sommes des centaines à chercher le studio idéal, et au plus bas prix possible, décroche quand l'envie lui prend.

Moralité : comptez environ 10 réponses pour 25 propriétaires appelés.



Étape 2 : visiter l'appartement.

Visiter un studio à Paris, c'est un exercice digne du Cours Florent, une époustouflante prestation qui m'aurait plus d'une fois, valu le Prix d'Interprétation à Cannes (oui, au moins ça). En effet, lorsque tu entres dans une pièce où une fois assis sur le lit -une place forcément-, tu peux : ouvrir le frigo, te laver les mains, ouvrir la porte et la fenêtre ou encore toucher les deux murs opposés en tendant les bras; Et assurer au propriétaire que tu es "on ne peut plus intéressé !" et que son studio est "très charmant et très cosy ", tout en affichant un sourire colgate, ça relève de l'exploit.


Ainsi depuis une semaine de recherches actives, j'ai pu rencontrer, une working girl manucurée, à l'accent anglais, un chinois en galère qui veut travailler dans le luxe, un couple gay dans un studio super bien décoré (probablement inspiré par "les Queers, 5 experts dans le vent.") ou encore un couple bourgeois-catho en polo Lacoste et foulard Burberry dont les cinq enfants sont scouts et à Madrid pour les JMJ.

Moralité : pour l'instant, je n'ai pas trouvé la perle rare.



Ainsi donc à ce jour, toujours rien, et la LED doit encore me supporter. Une semaine que ça dure. J'espère qu'elle ne va pas craquer !

La suite au prochain épisode.


PS : j'ai quand même eu peu de temps pour faire le touriste.


Pont Bir-Hakeim
à 5 minutes de chez LED

2 commentaires:

  1. Alors que je n'ai même pas mis le pied en Italie et me suis simplement inscrite sur un site de petites annonces d'appartements/chambres, j'ai aujourd'hui reçu deux mails spontanés de proprio m'incitant à aller visiter leurs habitats.
    La prochaine fois, toi aussi tu choisiras une ville où il n'y a que 3% de la population jeune, dynamique et en recherche de logement ;)

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  2. Méfie-toi Salomé, moi aussi avant de partir j'avais déja plein de gens qui m'ont contacté pour des visites, et pourtant j'ai trouvé trois semaines après !

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